Zoom sur la formation EJE en 2018 : Comment y accéder ? Quel est son contenu ?

Après de nombreuses recherches, des lectures d’articles, des témoignages ou même peut être des expériences de terrain, vous vous rendez compte que le métier d’EJE est fait pour vous. Ou du moins, ce métier vous intéresse, vous aimeriez rentrer en formation mais vous vous posez pleins de questions : comment s’organise la sélection d’entrée ? Pourquoi certains parlent de concours écrits et d’autre seulement de concours oraux ? Est ce que le passage sur « les bancs de l’école » est obligatoire ? Qu’est ce qu’on apprend dans cette formation ? Comment elle s’organise ? Et bien d’autres encore …

Si c’est votre cas, cet article est fait pour vous !

La formation d’EJE n’a pas toujours était ce qu’elle est aujourd’hui. Le métier est né en 1973 et, pour s’adapter à l’évolution de la société, la formation et le Diplôme d’Etat d’Educateur de Jeunes Enfants (DEEJE) continuent d’évoluer.

Si je vous partage cela, c’est parce que j’ai remarqué qu’une fois diplômé, les modalités de la formation nous préoccupent beaucoup moins. On continue souvent à se référer à notre expérience qui, malheureusement, n’est déjà plus d’actualité ! (Et on se sent vieillir vite par la même occasion… 😅)

Aujourd’hui, une réforme est en cours depuis la rentrée 2018. Cela signifie que toutes les personnes sortant de formation après 2021 posséderont un diplôme avec des modalités différentes.

J’ai écrit cet article en m’appuyant sur les questions les plus fréquentes que l’on me pose sur la formation d’EJE 😊. Pour y répondre, j’ai tiré un maximum d’informations du décret d’août 2018 pour avoir les informations les plus récentes 😉

1) Existe-t-il différentes voies pour obtenir le DEEJE ?

→ C’est quoi un diplôme d’état ? C’est comme une licence ?

Un diplôme d’état est spécifique à une profession alors qu’une licence reste générale. En France, il existe des grades (licence ou master par exemple, communément appelé BAC +3, BAC +5, etc). Ce sont des indicateurs de niveau mieux reconnus par les employeurs ou les institutions d’autres pays.

Le Diplôme d’Etat d’Educateur de Jeunes Enfants (DEEJE) est, pour les personnes rentrant en formation après 2018, classé au niveau II de la nomenclature des niveaux de formation.

Le DEEJE est professionnel, spécifique à ce métier et donnant un grade licence. Avec ce cursus, on peut ensuite poursuivre ses études vers un niveau supérieur.

Lorsque j’étais en formation, j’ai souvent eu ce genre de conversation :

  • Qu’est ce que tu fais dans la vie ? »
  • Je passe bientôt mon Diplôme d’Etat d’Educateur de Jeunes Enfants.
  • Ah c’est cool, et c’est pour faire quoi après ?
  • Bah… Educatrice de Jeunes Enfants […GROS BLANC…]
  • Ah Educateur spécialisé, c’est ça ?
  • Pas vraiment …

 

Après généralement quelques secondes de silence, je disais que les infirmiers passent le Diplôme d’Etat d’Infirmier, et que, comme eux, ma formation est professionnelle. Il en est de même pour les Educateur spécialisé avec le Diplôme d’Etat d’Educateur Spécialisé.

Mais ces métiers sont tous les trois différents avec des spécialités. Pour Educateur de Jeunes Enfants, la spécialité est LE JEUNE ENFANT (Ce diplôme porte bien son nom donc !😄).

→ Comment obtenir ce DEEJE ?

 

Il existe 4 voies possibles : 

  1. En formation initiale
  2. En formation continue
  3. En contrat d’apprentissage
  4. En Validation des Acquis de l’Expérience (VAE)

Les trois premières voies nécessitent un retour sur les bancs de l’école. Par une sélection, vous entrez dans un centre de formation pour 3 ans. Vous alternez entre des semaines de cours (appelés enseignements théoriques) et des semaines de formation en milieu professionnel. Ceux-ci sont des stages ou un travail avec un employeur.

La VAE permet de faire reconnaître des compétences acquises lors d’expériences passées (au moins 1 an) pour accéder à un diplôme. En entamant une démarche de VAE, vous allez démontrer au jury que vous possédez déjà ces compétences. Par cette voie, il n’est pas utile de retourner « à l’école ».

Brièvement, la VAE s’organise en 3 étapes :

  • Vous envoyez un dossier « livret de recevabilité » où vous expliquez votre expérience et en quoi elle est en lien avec le diplôme que vous souhaitez obtenir.
  • S’il est accepté, vous recevez un « livret d’évaluation des acquis ». Grâce à des situations concrètes et vécues, vous allez justifier les compétences que vous avez acquises. Celles-ci sont en liens avec le diplôme.
  • Vous présentez un écrit et un oral devant un jury qui choisi de valider ou non votre VAE.

Vous trouverez plus d’informations en cliquant ici 😉

Quelque soit la voie que vous choisissez, pour obtenir le diplôme, vous devrez prouver, en fin de cursus, que vous possédez les compétences inscrites dans le référentiel.

J’ai rencontré de nombreuses personnes sur le terrain me disant « Je pensais faire la VAE parce que j’aime pas/ je ne peux pas retourner à l’école avec mon travail, ma vie de famille, etc. ».

C’est vrai que la VAE est intéressante pour cela. Mais attention, c’est une démarche qui demande beaucoup de motivation, d’investissement, de prise de recul, etc. Il faut démontrer que VOUS possédez DEJA les compétences. Si 3 ans de formation sont nécessaires, c’est parce que le diplôme demande d’être sensibilisé à de nombreux thèmes, d’apprendre, comprendre, intégrer et appliquer de nombreuses notions. C’est ce que j’appelle un processus de maturation professionnelle.

En fonction d’où vous en êtes dans cette maturation professionnelle, la VAE sera plus ou moins adaptée.

2) Comment rentrer en formation initiale, continue ou en apprentissage ?

→ L’entrée en formation

Cette question était encore très floue il y a peu car les centres de formation s’organisent encore suite au décret d’août 2018.

Pour pouvoir rentrer en formation, vous devez répondre à au moins un de ces critères :

–  Être titulaire du baccalauréat ;

– Être titulaire d’un diplôme, certificat ou titre homologué ou inscrit au répertoire national des certifications professionnelles au moins au niveau IV ;

– Bénéficier d’une validation de leurs études, de leurs expériences professionnelles ou de leurs acquis personnels, en application de l’article L. 613-5 du code de l’éducation.

Je vous partage un autre point, tiré de mon expérience. Quand je me suis inscrite au concours, j’avais 17 ans et j’étais au lycée. Puisque je suis née en fin d’année, j’avais encore 17 ans quand je suis rentrée en formation en Septembre. Avant de m’inscrire au concours, je me suis renseignée auprès des écoles pour savoir si je pouvais rentrer en formation sans être majeure. La réponse était généralement NON !

            Seul l’école de Limoges m’a répondu « si vous avez votre concours, vous pourrez rentrer en formation à condition de faire une demande d’émancipation ». Heureusement pour moi, il s’est avéré qu’être majeur était plutôt un problème pour les lieux de stage et non le centre de formation. Par chance, j’ai eu 18 ans 3 semaines avant de commencer mon premier stage !

Donc pour les lycéens, n’hésitez pas à vous renseigner auprès des centre de formation si vous êtes dans la même situation. Ce serait dommage de réussir la sélection et ne pas rentrer en formation car vous êtes né quelques semaines trop tard 😉

→ Les inscriptions à la sélection : suis-je en « formation initiale » ou en « formation continue » ?

Avant la rentrée de 2019, l’entrée en centre de formation était sur concours. Personnellement, je me suis inscrite en Décembre pour passer le concours écrit en février (c’était une dissertation ou un commentaire de texte en 3h). J’ai eu la réponse positive de l’écrit en mars/ avril et une convocation pour un oral individuel en mai. Cet oral a duré 40 minutes et s’appuyait sur un texte que j’ai choisi et sur mes motivations personnelles, face à un jury de 2 personnes (une formatrice et une professionnelle). Certains centre de formation organisaient ensemble le concours écrit pour permettre aux candidats de ne passer qu’un écrit pour plusieurs écoles. De même, l’oral s’organisait différemment selon chaque école.

 Mais ça, c’est de l’ancien temps ! (Je vous ai dit qu’on peut se sentir vite  dépassée 😅)

C’EST DIFFERENT AUJOURD’HUI !

Si vous êtes lycéens ou étudiants et que vous n’avez pas encore quitté le système scolaire, vous rentrerez en « Formation initiale ».

J’étais lycéenne quand j’ai passé le concours et je ne comprenais pas vraiment si j’étais plutôt dans la team « initiale » ou la team « continue » puisque j’avais déjà travaillé en jobs d’été. Peut être que vous vous posez aussi la question si vous avez eu un job étudiant sur toute une année scolaire par exemple.

Les centres de formation considère comme relevant de la formation initiale:

  • Les lycéens en terminale
  • Les étudiants (même s’ils travaillent à temps partiel en parallèle de leurs études)
  • Les demandeurs d’emploi
  • Les candidats en apprentissage

Les personnes en formation continue sont en situation d’emploi:

  • Les salariés en CDI
  • Les personnes en congé individuel de formation, congé de formation professionnelle ou autre financement

Si vous avez un doute, vous pouvez contacter les centres de formation que vous souhaitez intégrer. Ils sauront vous répondre précisément.

La principale différence est au niveau du financement. La formation est financée par le Conseil Régional en voie initiale et par l’employeur en formation continue.

→ La sélection d’entrée 

Le décret nous informe que le concours écrit n’existe plus, il est remplacé par un dossier de candidature. Après une sélection sur dossier, un entretien, c’est-à-dire un « concours oral », aura lieu.

⇨ Si vous êtes en formation initiale, vous pourrez accéder à la sélection via la plateforme Parcours Sup. Pour comprendre comment fonctionne cette plateforme, cliquez-ici. Vous déposez un dossier de candidature (dès janvier) qui sera étudié. En fonction de ce dossier, vous êtes convoqués à un entretien oral. Si vous êtes retenu, la formation commencera en septembre.

⇨ Pour les personnes en formation continue, la sélection est également maintenue. N’hésitez pas à contacter les centres de formation pour avoir plus d’informations. En parcourant leur site internet, vous pouvez parfois trouver les dossiers d’inscriptions pour candidater entre janvier et mars. De la même façon, la sélection est sur dossier puis entretien.

⚠ Pour les personnes demandeurs d’emploi, il semblerait que pôle emploi ait changé récemment d’avis : l’inscription ne se fait plus par parcoursup mais auprès des centres de formation (comme pour les personnes en formation continue). Toutes les écoles n’ont pas eu l’information. Je vous conseille, si vous êtes dans cette situation, de rechercher sur le site internet des centres de formation vous intéressant.

→ L’apprentissage

L’entrée en formation par la voie de l’apprentissage est la même sélection d’entrée. Renseignez vous auprès des écoles si elles l’acceptent.

Si vous êtes sélectionné, vous devez remplir les conditions d’éligibilité pour être apprenti (cliquez-ici ) et trouver un employeur.

Une fois en formation, pendant les périodes de « formation en milieu professionnel », vous ne serez pas stagiaire mais employé sur votre lieu de travail et rémunéré.

Sans passer par l’apprentissage, les futurs EJE réalisent plusieurs stages (au moins 4), ce qui leur permet de voir différents établissements, de comprendre le rôle de l’EJE dans différents lieux, d’accéder à des lieux où les EJE exercent encore peu (école maternelle, maternité, CHRS, association, etc.).

En apprentissage, vous serez pendant 3 ans auprès du même public, employé au même endroit. Vous devrez seulement réaliser au moins un stage de 8 semaines en dehors de votre lieu de travail.

3) Comment s’organise la formation ? C’est quoi un référentiel de compétence ?

→ Les domaines de compétences

Le ministère a élaboré un référentiel pour encadrer la formation des EJE. Même si chaque centre de formation « à ses petites coquetteries », ce référentiel reste la base commune sur laquelle s’appuie chaque établissement formant les futurs EJE. Que vous passiez par les bancs de l’école ou par la VAE, vos compétences sont en lien avec ce référentiel.

Le référentiel de formation est constitué de quatre domaines de formation :

  • DC1 : Accueil et accompagnement du jeune enfant et de sa famille
  • DC2 : Action éducative en direction du jeune enfant
  • DC3 : Travail en équipe pluri professionnelle et communication professionnelle (Auparavant Communication professionnelle)
  • DC4 : Dynamiques interinstitutionnelles, partenariats et réseaux (Auparavant Dynamiques institutionnelles, interinstitutionnelles et partenariales)

Pour moi Domaine de Compétences (DC) et Domaine de Formation (DF) sont la même chose. D’une école à l’autre, le vocabulaire utilisé est différents et j’ai plus l’habitude de parler de Domaine de compétences.

Ces domaines de compétences sont divisés en sous thèmes. Vous trouverez aussi pour chaque items des indicateurs, montrant que ces compétences sont acquises.

Je pense plus judicieux de regarder ça plus tard pour ne pas s’encombrer l’esprit 😉 Avant de rentrer une formation, je trouve plus important de comprendre d’abord le fonctionnement global et être à l’aise avec avant de s’alourdir l’esprit d’informations trop précises.

→ L’organisation des cours

Le décret dit :

« La formation comporte 1 500 heures d’enseignement théorique et 2 100 heures (60 semaines) de formation pratique.

La formation comprend des enseignements théoriques, méthodologiques, appliqués et pratiques, un enseignement de langue vivante étrangère et un enseignement relatif aux pratiques informatiques et numériques. »

Bon concrètement, ça veut dire quoi ça ?

☼        Le calendrier s’organise avec des périodes en centre de formation et des périodes de formation en milieu professionnel. L’école choisi comment s’organise l’alternance cours/stages : une semaine sur deux, 3 semaines/ 1 semaine, 4 semaines/ 2 semaines, etc.

Nous appelions « semaines de regroupement », les semaines où nous étions en cours. Lors de ces regroupements, les cours s’organisaient en bloc de journée ou demi-journée sur un thème. J’ai échangé avec des EJE ou stagiaires EJE de différents centre de formation et il semblerait que ce modèle soit assez répandu. N’hésitez pas à mettre un commentaire si votre lieu de formation s’organise différemment ! 😉

☼         Chaque thème s’intègre dans un ou plusieurs des domaines de compétences. Voici par exemple des thèmes abordés en formation (cette liste est loin d’être complète, les thèmes sont toujours enrichis d’autres notions et chaque école les aborde d’une manière différente) :

 

 Parentalité

Sociologie

Psychologie

Développement de l’enfant au niveau psychomoteur, affectif, cognitif, social, etc,

Aménagement de l’espace

Le jeu et la médiation éducative

Santé : grossesse, pédiatrie, handicap, prévention

Technique de communication, faire équipe

Gestion de projet

Gestion global : financière, ressources humaines

Partenariat

Politiques publiques

Droit : notion juridique autour de la famille, l’enfant, les établissements, les professionnels

Les notions sont abordées sur un aspect général mais dans le but de faire du lien avec le concret et le travail quotidien. C’est pour cela que c’est une formation professionnelle. Toutes les notions sont en liens avec une partie du travail.

☼        Les formateurs viennent de divers horizons. De nombreux professionnels interviennent pour partager un aspect de leur métier.

Par exemple, lorsque que j’étais en formation, l’aspect financier me paraissait assez éloigné de mon travail quotidien. Une EJE, directrice de multi accueil, nous a présenté sur une journée son travail autour de la gestion financière d’un multi-accueil. Elle nous a expliqué les notions générales à savoir en gestion, la place de la CAF dans les financements, etc. Très rapidement, nous avons parlé de l’aspect concret de ce travail, en quoi ses choix impactent la qualité d’accueil des enfants, ses stratégies, le lien avec son travail en management d’équipe, les difficultés qu’elle rencontre, etc.

Ces témoignages professionnels donnent du sens aux notions théoriques et permettent de comprendre la complexité de ce travail.

☼        De même, l’école nous invitait à participer à des conférences ou des colloques.

 

En première année, j’ai pu assisté au sein du centre de formation à une intervention du Dr Maurice Berger (pédopsychiatre engagé pour une réforme de la protection de l’enfance).

Nous pouvions également demander des absences exceptionnelles pour participer à des conférences qui nous intéressaient. J’ai par exemple participé à une conférence sur le thème du sommeil dans l’approche Pikler-Loczy.

☼        Le décret de 2018 ajoute deux enseignements supplémentaires :

  • Une langue vivante étrangère
  • Des cours en lien avec les pratiques informatiques et numériques

Il me semble important de retenir que chaque thème s’intègre dans le contenu d’un des 4 domaines de formation. C’est une formation professionnelle donc les termes abordés sont en lien avec le travail quotidien. Cela veut aussi dire que nous sommes maitre de notre formation. Selon les écoles, l’organisation et l’accompagnement sera plus ou moins scolaire. Les formateurs donnent des éléments théoriques mais la majorité viendront de vos recherches personnelles suite à vos questionnements.

→ La certification

A la fin du cursus, vous présentez vos compétences à des jurys (par le biais d’écrits et d’oraux). Grâce à leurs notes, vous obtenez complétement ou partiellement votre diplôme. Cet examen est appelé « la certification ». À partir de la promotion 2018/2021, toutes les épreuves sont passées dans l’établissement de formation, excepté le mémoire et sa soutenance qui sont évalués en externe par la DRJSCS.

Chaque domaines de compétences (DC) est évalué séparément :

  • Vous validez complétement votre diplôme si vous obtenez plus de 10/20 à tous les DC,
  • Vous validez partiellement votre diplôme si vous obtenez moins de 10/20 à certains DC,
  • Vous ne validez pas du tout votre diplôme si vous obtenez moins de 10/20 à tous les DC.

Facile à comprendre non ? 😊 Rassurez-vous, si vous validez partiellement votre diplôme, vous pouvez repasser l’année suivante les DC que vous n’avez pas validé. Votre centre de formation vous accompagnera dans les démarches 😉

Concernant la VAE, lorsque vous passerez devant le jury, celui-ci peut aussi choisir de valider totalement ou partiellement votre diplôme. Vous pourrez aussi retenter les DC non validé lors d’un autre examen.

4) DEEJE : un diplôme du travail social

En France, il existe 5 métiers relatifs au travail social :

  • Educateur de Jeunes Enfants,
  • Assistant de Service Social,
  • Educateur Technique Spécialisé,
  • Educateur Spécialisé,
  • Conseiller en Economie Sociale Familiale

Ces métiers sont différents et complémentaires. Les formations s’organisent sur le même modèle, en 3 ans et avec une alternance entre formation théorique et pratique. Les DC1 et DC2 ciblent la spécificité du métier. Les DC3 et DC4 sont identiques pour ces 5 métiers. Certains modules du DC1 et DC2 peuvent aussi être partagés. Ce socle commun crée des passerelles entre les formations et des allégements de formation pour les personnes souhaitant obtenir plusieurs de ces diplômes.

La réforme du travail social en cours renforce cette idée de socle commun et de partage de connaissances, notamment sur les aspects d’accompagnement et de relation.

L’EJE est donc un travailleur social complétement reconnu, spécialiste des enfants âgés de 0 à 7 ans. Il est compétent auprès de tous les enfants, également dans le champs du handicap ou de la protection de l’enfance.

D’ailleurs, en parlant de socle commun, vous pourrez également entendre parler de « socle commun à tous les métiers de la petite enfance ». Ce projet n’apparait pas dans le décret de 2018 mais sera peut être envisagé dans d’autres réformes à venir ! 😉

Ce qu’il faut retenir :

  • Pour exercer en tant qu’Educateur de Jeunes Enfants, il faut obtenir le Diplôme d’Etat d’Educateur de Jeunes Enfants.
  • Vous pouvez pour cela « retourner sur les bancs de l’école » ou passer par la voie des Validation des Acquis de l’Expérience.
  • Les personnes rentrant en formation à partir de la rentrée 2018 valident un diplôme de niveau II (grade licence). Il y aura donc bientôt, sur le terrain, des EJE avec un diplôme 2.0 😉
  • La formation s’organise autour de 4 grands domaines de compétences : chaque sujet étudié s’inscrit au moins dans l’un d’eux.
  • Vous êtes maitre de votre formation ! Même s’il y a des cours, des conférences, des témoignages professionnels, etc., VOUS orientez vos recherches, vos sujets de dossiers, de mémoire, etc. sur des thèmes qui vous intéressent. C’est aussi l’avantage d’une formation professionnelle ! 😄
  • L’EJE est un travailleur social et des passerelles existent entre les différents métiers du travail social.
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